Dimanche 13 décembre 2009
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Des cheveux et une barbe pareillement longs et bruns, qui lui donnent des airs de Sébastien Chabal, une silhouette plus proche, pour filer la métaphore sportive, d'un
Kenenisa Bekele, les inconditionnels des Innocents auront de prime abord du mal à reconnaître l'un des trois anciens membres du
groupe, et sa voix principale, Jipé Nataf. Dès les premières syllabes, cependant, le doute se dissipe. La poésie de la plume et la tessiture de la voix se révèlent reconnaissables entre mille. Le
cadre intimiste des Bains Douche de Lignières, à mi-chemin entre un cinéma et un ancien entrepôt, avec sa centaine de places assises, se marie parfaitement avec ces caractéristiques
vocales et cette écriture si particuliers. Est-ce la personnalité de l'artiste, le caractère spécial de la soirée, ultime concert avant la transformation de la salle, ou plus vraisemblablement le
mélange de ces deux ingrédients, toujours est-il que les spectateurs présents pour cet adieu préalable à une renaissance ont vécu un moment de grâce.
Un final juché sur le zinc
Aless, jeune chanteuse originaire de Chartres, avait donné le ton de cette
agréable soirée en interprétant, accompagnée d'un unique musicien, quelques morceaux de sa composition ainsi que "La nuit je mens" en forme de (très bel) hommage à Alain Baschung.
Après cette entrée en matière, un second duo, constitué de Jipé Nataf et Ludovic Leleu, musicien polyvalent, prenait le relai. Ceux qui connaissent Les Innocents se souviennent assurément de la
qualité de leur écriture ainsi que des voix de Jipé Nataf et de Jean-Chri Urbain. Sur scène, Jipé Nataf affiche également ses qualités de guitariste et son humour. Il invite notamment son public à
s'inspirer du concert de Gilbert Bécaud en 1966 à L'Olympia afin de préparer les travaux de réaménagement de la salle. Le concert s'achève même carrément au bar des Bains Douches, avec le chanteur
et son musicien juchés sur le zinc pour interpréter quelques titres supplémentaires, dont "Un monde parfait", souvenir de la période Innocents qui clôt le spectacle. Si chacun peut se rendre compte
que le monde reste loin de la perfection, la soirée au cours de laquelle Les Bains Douches ont tiré, temporairement, leur révérence était par contre quasi parfaite.
Par Matricule 107361
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Mercredi 9 décembre 2009
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La Berrichonne met actuellement à l'essai Abdelnasser Ouadah. Joueur expérimenté (33
ans), il a connu de nombreux clubs (Nancy, Epinal, Niort, Ajaccio, Metz, Sedan et Montpellier). C'est dans le club du sud de l'île de beauté qu'il a connu Dominique Bijotat, qui y a été son
entraineur de 2002 à 2004. Ce milieu de terrain évoluera au moins jusqu'à la trêve au sein d'un groupe qui semble l'avoir bien intégré, chacun l'appelant déjà Nass'. Souhaitons que, s'il doit
rester, l'algérien soit l'homme de la situation pour, avec son expérience, apporter une assise défensive stable à La Berrichonne.
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Mercredi 2 décembre 2009
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21:02
La Berrichonne a été aux antipodes de sa très belle
prestation nantaise. Incapables de faire le jeu ni de marquer, les joueurs du président Le Seyec ont subi un arbitrage défaillant et se sont une nouvelle fois incliné sur leur
pelouse.
La réception de Guingamp est le parfait (si je puis m'exprimer ainsi) reflet du début de saison (à domicile en tous les cas) de la Berri. Un
jeu offensif emprunté, une défense perméable, des carences qui conduisent à la défaite. Il convient de ne pas se voiler la face, les « bleu et rouge » ne
sont pas au mieux. Le piètre spectacle qu'ils ont offert à leur public contre les costarmoricains en atteste. Bien sûr, cette triste prestation trouve son explication dans plusieurs facteurs. La
fatigue premièrement, avec trois rencontres en une semaine, à laquelle s'ajoute le manque de solutions de rechange pour Dominique Bijotat. Elle n'épargne néanmoins pas les joueurs de Zvunka. Sans
être brillants, ces derniers ont souvent déstabilisé la défense berrichonne. Quant au milieu de terrain, il a tenu tant bien que mal, avec notamment un très bon Tiago à la baguette. Bien que
bousculée, l'équipe du président Le Seyec a réagi, se procurant quelques occasions en fin de première période, dont une très franche par l'intermédiaire d'un Kévin Constant volontaire à défaut
d'être en réussite. Le numéro 10 local a malheureusement terminée son action la tête dans le gazon, fauché à l'entrée de la surface par un défenseur adverse. C’est là qu’entre en jeu l’ingrédient
arbitral. La décision de l'homme au sifflet qui suivit, un simple avertissement, étant en effet totalement incompréhensible pour un joueur manifestement en position d'ultime défenseur avant son
portier commettant une faute grossière sur un adversaire filant au but. Le carton rouge bien mérité en une telle circonstance aurait à n'en pas douté changé non pas la face du monde mais au moins
celle de la rencontre.
Quand le berrichon est c..
la Berrichonne déconne
Au retour des vestiaires, les
« bleu et rouge » paraissent animé de meilleures intentions et se lancent à l’assaut du but guingampais. L’embellie ne sera malheureusement que de courte durée car c’est paradoxalement
au cours de cette période de regain de forme que Julien Cordonnier et ses coéquipiers encaissent un but. Celui-ci sera lourd de conséquence car il laissera les berrichons dans l’incapacité de
réagir. Une impuissance qui, conjuguée à la malice de costarmoricains plus enclins à interrompre le jeu de toutes les manières possibles qu’à développer le jeu intéressant entrevu en première
mi-temps, ainsi qu’au comportement primaire d’une grande partie des spectateurs, préférant les sifflets aux indispensables encouragements, m’inspirant une version détournée d’un célèbre slogan,
quand le berrichon est c.. la Berrichonne déconne, se révèle fatale. La nouvelle défaite sur laquelle débouche la soirée
maintient les « bleu et rouge » dans leur aussi inconfortable qu’improbable position de relégable à domicile mais prétendant à l’accession à l’extérieur, avec certes
« seulement » sept points de retards sur le podium mais uniquement quatre longueurs d’avance sur la queue du classement. Espérons que les joueurs de Dominique Bijotat seront fidèles à
leur réputation et réaliseront sur les terres du club doyen havrais entraîné par Cédric Daury une aussi belle prestation qu’à Nantes ainsi qu’une bonne opération
comptable.
Par Matricule 107361
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Samedi 28 novembre 2009
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10:36
Menant deux fois à la marque, La Berri,
qui a une nouvelle fois affiché son meilleur visage à Nantes, pouvait prétendre à la victoire. C'était sans compter sur un Jean-Claude Darcheville particulièrement inspiré, dont le
réalisme a permis de masquer les carences des canaris.
Une foule qui fait halte dans les nombreuses baraques à frites situées aux abords du stade de La Beaujoire avant de pénétrer dans l'antre du FC Nantes Atlantique, un léger crachin que d'aucuns
qualifient de représentatif de la météo locale et qui incite à découvrir encore plus rapidement le magnifique écrin dans lequel vont évoluer locaux et Berrichons, la frange la plus dure, et
minoritaire, du public qui accueille son équipe sous les désormais habituels "direction, démission", le décor de ce Nantes-Châteauroux version 2009 est planté. Conscients qu'ils
doivent une revanche à leurs inconditionnels, les canaris débutent la rencontre en pressant leurs adversaires. Les "bleu et rouge" comprennent alors qu'il va falloir dans un premier temps faire
le dos rond et s'exécutent. Les courageux qui ont fait le déplacement depuis le Berry pour soutenir leur équipe se disent qu'il sera en effet important de contenir les assauts nantais
et laisser passer la tempête pour passer sans dommage le cap du premier quart d'heure. Ils n'auront pas besoin d'attendre si longtemps pour assister à l'ouverture de la marque, par
leurs protégés, il convient de le reconnaître totalement contre le cours du jeu, par l'intermédiaire d'un Bakary Koné décidemment très offensif qui porte son compteur personnel à trois
réalisations. Bien que pas encore mérité, cet avantage n'en est pas moins satisfaisant et encourageant. D'autant qu'au fil des minutes Julien Cordonnier et ses partenaires prennent de l'assurance
et retrouve leur fameuse qualité de jeu à l'extérieur grâce à une construction offensive bien inspirée. La défense de son côté montre d'habituels signes de fragilité mais parvient à
atteindre la pause en ayant pas été prise en défaut par un adversaire paraissant frappé d'un syndrome Beaujoire ressemblant à s'y méprendre au syndrome Gaston-Petit malheureusement bien connu des
berrichons.
2 buts refusés
La seconde période débute sur un scenario inverse à celui de la première, les joueurs de Dominique Bijotat étant cueillis à froid par leurs hôtes et concédant une égalisation là encore pas
véritablement méritée, mystifiés par l'opportuniste et toujours efficace Jean-Claude Darcheville. Les compteurs remis à zéro, la rencontre prend alors une autre dimension et devient complètement
folle. Loin d'être résignés, les bleu et rouge prennent les commandes des opérations comme (certaines mauvaises langues diront mieux) s'ils évoluaient à domicile, bien conscient que, comme me le
concédait un habitué de La Beaujoire quelques dizaines de minutes avant la rencontre sur le chemin du stade, Nantes est actuellement "prenable". Quant aux hommes de Gernot Rohr, ils affichent
leur meilleure volonté de répondre aux attentes de leur public, malgré la dureté de ce dernier à leur égard, mais se révèlent en panne d'inspiration. Ce qui n'est absolument pas le cas de
Romain Grange, qui, sur une splendide frappe adressée de l'angle droit de la surface nantaise, loge le ballon dans la lucarne opposée et redonne l'avantage à son équipe. Un avantage de courte
durée puisque le renard des surfaces Darcheville, inspiré pour 11, égalise dans la foulée. La fin de rencontre est totalement débridée. Les occasions de but se multiplient de part et
d'autre, chaque équipe cherchant à arracher la victoire. Un but est même refusé à chacune des deux équipes. Nantes et Châteauroux se séparent finalement sur un résultat nul plutôt équitable qui
permet à la Berri de rester la meilleure équipe à l'extérieur mais également de gagner une place au classement. Un bon résultat que les bleu et rouge devront
confirmer mardi au stade Gaston-Petit en recevant le Guingamp de Victor Zvunka et Alharbi El Jadeyaoui.
Par Matricule 107361
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Mercredi 25 novembre 2009
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23:01

Un entraînement de La Berrichonne version
2009-2010, c'est d'abord une ambiance. Contrairement à ce que d'aucuns pourraient penser, celle-ci est très bonne, en dépit de résultats en demi-teinte, le groupe paraît serein à la veille de se
déplacer à Nantes. Les seuls éclats qui retentissent sont de rires. Le groupe semble bien vivre, y compris avec ses entraîneurs. Sous les yeux d'une assistance réduite à la portion congrue (un
inconditionnel salué tour à tour par chaque joueur et technicien, pas le moindre représentant de la presse berrichonne à l'horizon à deux jours d'une rencontre cruciale à la Beaujoire), l'équipe
s'échauffe brièvement, puis effectue quelques exercices de toucher de balle en duos. De leur côté, les gardiens travaillent avec Ludovic Poutrel, alors que les joueurs revenant de blessures
trottinent. Les joueurs de champs se divisent alors en deux groupes et forment deux cercles afin de faire circuler le ballon. Comme lors des exercices précédents, Dominique Bijotat donne de la voix
pour encourager ses hommes. Il compose ensuite deux équipes (titulaires et remplaçants ?) afin de terminer la séance par une opposition au cours de laquelle l'objectif consiste à conserver le
ballon par des passes rapides, en proposant des solutions à son partenaire ayant la balle. L'équipe des "titulaires" se compose notamment de Jérémie Roumegous, Damien Da Silva, Henri Bédimo, David
Fleurival, Romain Grange, Kévin Constant, Titi Buengo. Si les contacts sont limités du fait de la nature de l'exercice, l'engagement est au rendez-vous dans l'envie et l'opposition se révèle de
haute tenue, les deux "équipes" évoluant à l'unisson. Les joueurs n'en sont pas pour autant rassasiés et leur faim de ballon les pousse à demander une rallonge à leur entraîneur qui leur accorde
volontiers une quinzaine de minutes de travail de centres pour les latéraux et face au but pour les attaquants. A ce jeu, Titi Buengo, Kévin Constant, Romain Grange, Rudy Haddad et Ablaï Baldé se
montrent tous appliqués et plutôt adroits. Les inconditionnels de La Berri espèrent qu'il en sera de même en Loire Atlantique ainsi que lors des autres prochaines rencontres des "bleu et
rouge".
Par Matricule 107361
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