Partager l'article ! La boucle est bouclée: La Berri achève sa saison comme elle l'avait débutée, par une victoire 2 buts à 1 face à Strasbourg. Sans être ...
La Berri achève sa saison comme
elle l'avait débutée, par une victoire 2 buts à 1 face à Strasbourg. Sans être aussi brillants que contre Arles-Avignon, les castelroussins ont fait le métier avec courage et assuré l'essentiel,
le maintien en ligue 2.
Le stade Gaston-Petit avait retrouvé des allures de ligue 1 pour la réception de Strasbourg, affichant quatre tribunes quasi pleines. Pas de quoi impressionner cependant des strasbourgeois dominateurs dès l'entame de la rencontre, sur le terrain comme dans les tribunes. Les coéquipiers de Stéphane Cassard débutent de la meilleure des manières, imposant une pression intense sur leurs hôtes qui se trouvent confinés dans leur moitié de terrain. A l'inverse, l'équipe du capitaine Titi Buengo paraît pétrifié par l'enjeu et peine à développer son football. C'est pourtant les locaux qui, contre le cours du jeu, vont ouvrir la marque à la 25e minute par l'intermédiaire de l'intenable Amara Baby, toujours aussi rayonnant malgré un repositionnement latéral imposé par l'absence pour cause de suspension de Kévin Constant. Les joueurs de Châteauroux et leur public pensent alors que le plus dur a été accompli mais leur joie est de courte durée. Les alsaciens égalisent fort logiquement seulement cinq minutes après l'ouverture du score. Ce sont pourtant les castelroussins qui repartent aux vestiaires avec l'avantage puisqu'Amara Baby réalise le doublé à la 38e minute.
Un déchaînement de violence inacceptable
Joueurs et spectateurs berrichons ont déjà bien souffert en première période, mais leurs nerfs vont être à nouveau mis à rude épreuve lors de la seconde. Strasbourg n'a en effet plus le choix. Vannes et surtout Guingamp mènent à la marque. Un nul ne suffit plus aux alsaciens pour assurer leur avenir en ligue 2. Leur entraîneur enchaîne alors les changements afin d'obtenir une équipe résolument offensive. La Berri plie sous les assauts visiteurs mais ne rompt pas. Les onze joueurs défendent bec et ongles leur précieux avantage. La situation se complique avec la sortie sur blessure de l'ancien capitaine Julien Cordonnier, suppléé par David Fleurival, Thiago glissant en charnière centrale. D'autant que Damien Da Silva semble éreinté et proche de la rupture. A l'instar de l'équipe dans son ensemble, le jeune défenseur tient. En toute fin de rencontre, ses coéquipiers Titi Buengo et Ruddy Haddad se procurent même deux immanquables balles de match qui se soldent chacune par des échecs. L'insoutenable suspense reste entier. Pour couronner le tout et accentuer la pression, l'arbitre prolonge le jeu au delà du raisonnable, avant de siffler la fin de la rencontre sur ce résultat salvateur. Une double explosion se produit alors. La réaction de colère des pseudo-supporters strasbourgeois n'a plus aucun rapport avec le sport. Dans un inadmissible déchaînement de violence, ceux-ci détruisent littéralement une grande partie de leur tribune. Dans le camp berrichon c'est l'effusion de joie. Joueurs, public et dirigeants communient comme jamais cette saison. Les mauvais moments sont momentanément oubliés. Le bilan, indispensable après une seconde partie de saison chaotique, viendra mais il peut attendre demain car la nuit va être longue.